Masquée ou aux balcons, la Fête des voisins limitée par les règles sanitaires

Après une première édition 2020 organisée en plein confinement, la Fête des voisins est de retour ce vendredi 18 septembre. Si les rencontres physiques sont, cette fois-ci, possibles, elles devront être très encadrées, en pleine résurgence de l'épidémie de Covid-19.

Elle avait été organisée une première fois, le 29 mai dernier, en plein confinement. Mais sans retrouvailles physiques et depuis les balcons, la Fête des voisins, qui rassemble chaque année tous les habitants d’un même quartier, n’avait pas la même saveur. Les organisateurs de cet évènement populaire ont donc décidé d’en organiser une seconde ce vendredi 18 septembre. Mais une fois encore, les règles sanitaires en vigueur et la circulation du virus revigorée en cette rentrée viennent ternir les rencontres entre voisins.

10 règles à respecter face au Covid-19

Malgré la situation sanitaire qui se dégrade, les créateurs de ce rendez-vous ont tenu à le maintenir sous certaines conditions. Dans les départements classés rouge, c’est-à-dire où le virus circule activement, ils incitent à réitérer les réunions au balcons et aux fenêtres. Ailleurs, des «Fêtes des voisins masquées» pourront être organisées dans le respect de dix règles sanitaires détaillées par les créateurs de l’évènement : chacun apporte sa vaisselle, les verres doivent être personnels, le nombre d’invités limité, etc.

Interrogé sur Franceinfo, Anastase Périfan, fondateur de la Fête des voisins, s’est tout de même montré confiant quant au bon respect de ces règles de sécurité. «La Fête des voisins, ce sont des centaines de milliers de micro-événements. Vous êtes dans votre jardin avec sept, huit voisins. Si vous êtes dans votre rue ici, avec une vingtaine de voisins, ce ne sont quand même pas des grandes manifestations», a‑t-il assuré.

Interdiction de festoyer sur la voie publique

Les autorités ne l’ont pourtant pas entendu de la même oreille. Dans plusieurs départements, la Fête des voisins a été interdite sur la voie publique. Des arrêtés ont été pris dans ce sens par les préfets du Maine-et-Loire, de la Sarthe, du Nord, de la Gironde, du Vaucluse, des Bouches-du-Rhône et des Alpes-Marititimes. Ils ont également appelé les organisateurs d’évènements dans des cadres privés à les annuler pour limiter la circulation du virus.

Des décisions qui ne sont pas du goût d’Anastase Périfan. Il s’interroge : «Quand je vois que d’un côté, on autorise les grands événements jusqu’à 1 000 personnes et qu’on veut interdire la Fête des voisins, je me dis où est la cohérence ?» À Paris, par exemple, la Fête des voisins reste autorisée. Mais l’Agence régionale de santé a aussi rappelé les mesures en vigueur. «Les autorités déconseillent la tenue d’événements dans les parties communes closes des immeubles et habitations, et appellent à la plus stricte observance des règles sanitaires (distanciation physique, lavage des mains, port du masque) dans les espaces ouverts.»

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