Engie Suez

10 000 emplois menacés par le projet de rachat de Suez par Veolia

Le projet de fusion des deux géants de la gestion des déchets et de l’eau, Suez et Veolia, menacerait des milliers d’emplois, dont 4 000 en France. Une manifestation a eu lieu devant le siège d’Engie, anciennement GDF-Suez, à la Défense.

Un rapprochement entre Veolia et Suez menacerait environ 10 000 emplois dans le monde, a indiqué mardi Jean-Marc Boursier, le directeur général adjoint de Suez. Il rejette le projet de fusion souhaité par son rival, Veolia. 

Evidemment que ça aboutirait à une casse sociale, a‑t-il expliqué devant quelques journalistes, en marge d’une visite du Centre international de recherche sur l’eau et l’environnement de Suez. On l’a chiffrée à 10 000 personnes dans le monde dont 4 à 5 000 en France.” 

Manifestation devant le siège d’Engie

Le 31 août, le groupe français Veolia, leader mondial des services de gestion de l’eau, des déchets et de l’énergie, annonçait son intention de racheter Suez, son grand rival français, après deux tentatives avortées de rapprochement en 2006 et 2012. Suez reste vivement opposé à cette fusion.

Mardi, à l’initiative des syndicats de Suez, une manifestation a eu lieu devant le siège d’Engie, anciennement GDF-Suez, à la Défense, pour tenter de peser contre la vente.