La banquise d’été de l’Arctique au deuxième plus bas niveau jamais observé

 Un rapport publié mi-septembre estime que l’Arctique est en train d’opérer une transition vers un nouveau climat, dans lequel les extrêmes sont la norme

La banquise d’été en Arctique a tellement fondu en 2020 que sa superficie est désormais à son deuxième plus bas niveau jamais enregistré. Elle mesurait 3,74 millions de km2 le 15 septembre dernier, juste derrière le record de 2012 qui pointait à 3,4 millions de km2. Selon des observations satellites annoncées par le National Snow and Ice Data Center aux États-Unis, dont les annonces à la fin de chaque hiver et de chaque été font référence, il s’agit d’une nouvelle manifestation du réchauffement continu du climat.

40 ans de réduction 

La banquise est la glace qui se forme sur l’eau. Tous les ans, une partie fond l’été et se reforme l’hiver, de façon normale, mais avec le réchauffement climatique, elle fond de plus en plus l’été, et sa superficie hivernale se réduit aussi. Les satellites observent de façon très précise ces superficies depuis 1979, et la tendance à la réduction est nette. Autre tendance, cette banquise moins étendue est aussi formée de glace plus mince et plus jeune, donc plus vulnérable.

D’ici 2100, la fonte de la surface du Groenland et de l’Antarctique pourrait contribuer à hauteur d’un demi-mètre à la hausse du niveau des océans déjà en cours du fait du réchauffement climatique, d’après les simulations de la NASA.