Repas végétariens : certaines cantines ne respectent pas la loi

Greenpeace pointe du doigt l’absence de repas végétariens dans certaines écoles, collèges et lycées, pourtant obligatoires depuis l’entrée en vigueur de la loi EGAlim, en 2018.

C’était l’une des mesures phares de la loi EGAlim. Depuis 2018, un menu végétarien doit être obligatoirement proposé une fois par semaine aux écoliers, collégiens ou lycéens à la cantine. Selon une étude publiée le 22 septembre par Greenpeace, de nombreux établissements ne respectent pas encore cette loi. Si 73% des écoles primaires proposent des plateaux sans viande ni poisson à leurs élèves, l’éducation secondaire est à la traîne : seuls 59% des collèges et 52% des lycées appliquent cette règle.

Le rapport pointe du doigt une disparité entre les métropoles et les petites villes, où le taux de non-application de la loi est plus élevé. Le rapport évoque un manque de ressources ou de formation du personnel pour expliquer les écarts. L’ONG note néanmoins une nette amélioration : après l’entrée en vigueur de la loi EGAlim en mai 2018, seul 21 % des établissements, tout niveau confondu, proposaient aux jeunes une alternative végétarienne.

L’effort fait par les collectivités dans la diversification des menus végétariens est également salué. “Un menu sur cinq est composé d’omelettes ou d’œufs durs, un quart des menus comporte des produits de type galettes de soja, falafels et autres produits, et plus de la moitié est composée de protéines végétales (dhal lentilles-coco, couscous végétarien…)”, précise Greenpeace. Un changement important, alors que la réduction de la consommation de matières animales au quotidien s’impose comme un levier puissant de la transition écologique.