Soupçons d’obsolescence programmée contre les manettes Nintendo

UFC Que Choisir reproche au fabriquant Nintendo les fragilités de ses manettes sur la console Switch.

L’organisation de défense des consommateurs UFC Que Choisir a décidé de déposer plainte pour “obsolescence programmée” contre le fabricant de console de jeu vidéo Nintendo, accusé par l’association de mettre sur le marché des manettes de jeu tombant trop rapidement en panne, a‑t-elle annoncé mardi.

“L’UFC-Que Choisir porte plainte auprès du procureur de la République, ce jour, pour obsolescence programmée”, a‑t-elle annoncé dans un communiqué. Le délit d’obsolescence programmée a été créé par la loi de 2015 sur la transition énergétique et la croissance verte. Les peines peuvent aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 300 000 euros d’amende, voire 5% du chiffre d’affaires annuel.

“65 % des consommateurs victimes ont constaté cette panne moins d’un an après l’achat des manettes, précise l’association, quel que soit le profil ou l’âge du joueur, même en jouant moins de 5h par semaine. 25 % des consommateurs ont même vu la panne survenir dans les 6 mois après l’achat, malgré la faible utilisation de la console.”

Nintendo déjà visée par des consommateurs

Que Choisir avait déjà dénoncé publiquement l’an dernier la fragilité de certaines manettes de la console Switch de Nintendo, recueillant de nombreux témoignages de consommateurs. En novembre dernier, “plus de 5.000 consommateurs” s’étaient ainsi manifestés auprès de l’association “en seulement 48 heures” pour “dénoncer la même panne récurrente”, baptisée “Joy-Con Drift”, a indiqué Que Choisir. Au point qu’en janvier dernier, le directeur général de Nintendo France s’engage à réparer les manettes “même hors garantie”. Depuis,  “les signalements ont continué d’affluer”, insiste Que Choisir.