Un incendie ravage une usine de traitement des déchets industriels à Colmar

Un important incendie s’est déclaré lundi soir à Colmar (Haut-Rhin) dans une usine spécialisée dans le traitement et le recyclage des déchets industriels. Les flammes seraient visibles à 20 kilomètres à la ronde, d’après des témoins sur place. Une centaine de pompiers ont lutté toute la nuit, mais le sinistre, bien que circonscrit, n’était toujours pas éteint mardi matin. Une trentaine de soldats du feu sont toujours à pied d’oeuvre. “Aucune victime civile n’est à déplorer. Un pompier volontaire a cependant été légèrement blessé au cours de cette opération”, a précisé la préfecture du Haut-Rhin.

Odeur persistante mais “pas de fumée toxique”

L’incendie a touché 3.000 m², soit la moitié de la surface de l’entreprise Schroll, où étaient stockés du papier, du bois traité et du plastique. “Dès le début de l’incendie, des prélèvements ont été effectués toutes les deux heures sur les fumées dégagées par le feu. Ces mesures n’ont pas révélé de toxicité”, a ajouté la préfecture, notant une “odeur persistante”, “qui ne présente cependant pas de dangerosité”.

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait écrit sur Twitter lundi soir: “un important incendie s’est déclaré ce soir à Colmar, au sein d’une entreprise spécialisée dans le recyclage. 21 véhicules de 11 casernes du @sdis68 sont actuellement engagés. Soutien à nos sapeurs-pompiers qui luttent contre les flammes”. Un collège situé à proximité de l’usine dévastée a été fermé pour la journée par précaution.

https://twitter.com/GDarmanin/status/1308143348495134722?s=20

Mise en demeure en aout 2020

Le 4 août, la préfecture du Haut-Rhin a pris un arrêté pour mettre en demeure la société Schroll pour son site implanté à Colmar. Après un rapport du 6 juillet de la Direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement chargée de l’inspection des installations classées (DREAL), les autorités ont constaté que les eaux pouvant servir à éteindre un incendie n’était en partie pas accessibles.

En cause : l’une des deux vannes  était “recouvertes par des stockages, la rendant ainsi inaccessible et que la clé de manoeuvre était dissimulée dans un endroit peu visibles et sans signalement” relève la préfecture.  De fait, l’entreprise avait un mois, à compté de la publication de l’arrêté, pour se mettre en conformité avec la loi.