Facebook lance un centre d’information sur le climat et s’attire des critiques

En vue des présidentielles américaines, Facebook a lancé le 15 septembre son centre d'information sur le climat afin de contrer les idées fausses émises par les climatosceptiques sur le dérèglement climatique.

Facebook se pose en défenseur de l’environnement mais ne convainc pas. En vue de la présidentielle américaine de novembre, la plateforme numérique a décidé de s’investir dans la lutte contre la désinformation sur l’environnement. Cette décision n’est pas sans rapport avec la candidature de Donald Trump qui, briguant un second mandat, affiche ouvertement son climato-scepticisme malgré les différentes alertes à l’international. Outre les États-Unis, plusieurs pays, parmi lesquelles la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, pourront utiliser cette nouvelle fonctionnalité.

Sur la même configuration que son centre d’information sur la COVID-19, Facebook entend «mettre à disposition de tous des informations scientifiques sur le climat, et encourager chacun à adopter des gestes simples mais qui font toute la différence dans la lutte contre le changement climatique». Mais cette décision, à priori bien intentionnée, suscite de vives critiques comme on peut le lire dans cet article publié sur Grist (en anglais), qui rappelle que Facebook a été une rampe de lancement pour le mouvement QAnon, pour les anti-vaccins ou encore pour les théories du complot.

Parmi les critiques, celle de John Cook qui est professeur assistant de recherche au centre de communication sur le changement climatique de l’université George Mason. «Traiter des faits est nécessaire mais insuffisant dans notre lutte contre la désinformation, a rappelé le chercheur sur Twitter. Pour traiter de manière adéquate le problème de la désinformation climatique, Facebook devrait arrêter de manière proactive la désinformation qui se répand sur leur plateforme».