Le télétravail, un peu moins bénéfique pour l’environnement qu’on ne le croit

Les bénéfices écologiques obtenus par la baisse des trajets domicile-bureau sont partiellement effacés par d'autres phénomènes.

En réduisant les trajets domicile-bureau et la consommation d’énergie des locaux d’entreprises, chauffage et éclairage, le travail à la maison, de plus en plus pratiqué depuis le début de la pandémie de coronavirus, semble bénéfique pour l’environnement. Des bénéfices qu’il faut néanmoins nuancer selon une étude de l’agence de la transition écologique (Ademe), publiée mardi 22 septembre. Celle-ci constate que plusieurs phénomènes minorent l’effet positif pour l’environnement de 31%.

Le télétravail permet une économie de 271 kg de CO2 chaque année pour un jour de télétravail hebdomadaire. Il permet de réaliser des économies sur les trajets domicile-bureau et peut réduire les embouteillages aux heures de pointe. Mais pour beaucoup de travailleurs, aller au travail était aussi l’occasion de faire des courses ou de déposer les enfants à l’école. Le télétravail ne supprime pas ces trajets. Et si la voiture personnelle n’est pas utilisée pour se rendre au travail, elle peut servir à un autre membre du foyer pour faire un trajet qui aurait été réalisé en transport en commun.

Par ailleurs, la consommation d’énergie au domicile augmente durant une journée de télétravail, particulièrement pour les télétravailleurs qui ont recours à des appels en visioconférence. Or, les réunions en présentiel devraient diminuer de 60% en 2020, et encore de 25 % en 2024 selon l’Ademe.