L’ONU à court de noms pour nommer les ouragans, trop nombreux cette année

Il y a eu tellement d'ouragans cette année dans l'Atlantique que l'ONU n'a plus aucun prénom disponible pour les nommer. Une situation qui n'a connu qu'un précédent, en 2005.

Cristobal, Laura, Marco, Sally ou encore Wilfried : chaque phénomène météorologique extrême a droit à son petit nom. Une liste de 21 prénoms est prévue chaque année pour les tempêtes tropicales dont les vents dépassent les 63 km/h et les cyclones à partir de 117 km/h. Or, 2020 en dénombre déjà vingt-trois.

Recourir à l’alphabet grec

Alors, pour la seconde année après 2005, l’ONU a dû recourir à l’alphabet grec, rapporte Le Monde. Ainsi, la tempête tropicale du lundi 21 septembre, qui a provoqué d’importantes inondations au Texas, a été baptisée Beta.

Le réchauffement des eaux dans une partie de l’océan Atlantique explique l’intensification de ces phénomènes cette année. « Une grande partie de l’Atlantique est actuellement beaucoup plus chaude que la normale, ce qui fournit plus de carburant aux ouragans pour se développer. De plus, nous sommes actuellement dans un événement La Niña », explique ainsi Philip Klotzbach, chercheur à l’université du Colorado (Etats-Unis), au quotidien. Comme le rappelle Le Monde, cinq cyclones se sont même formés en même temps au-dessus de l’Atlantique. Un phénomène jamais observé depuis 1971.