Paris : 4 blessés à l’arme blanche près des anciens locaux de Charlie Hebdo

Deux personnes sont en état d’urgence absolue après une attaque à l’arme blanche à proximité des anciens locaux de Charlie Hebdo, dans le quartier Richard Lenoir (Paris 11e). Deux suspects interpellés. Des milliers d’élèves confinés.

Deux personnes ont été blessées, selon plusieurs sources concordantes, par un individu munie d’une feuille de boucher (sorte de couteau) dans le 11ème arrondissement de Paris (quartier Richard Lenoir). Les victimes sont en état d’urgence absolue. Parmi eux, deux employés de la société de production Premières Ligne, selon Paul Morera, son dirigeant, et une employée de la société Bocode, selon Le Parisien. Deux assaillants pourraient être impliqués.

La brigade de recherche et d’intervention (BRI) a été déployée. Un individu portant des traces de sang sur ses vêtements a été interpellé près de la place de la Bastille par la BRI, selon un représentant du syndicat de police Alliance. Un deuxième suspect aurait été interpellé. Des milliers d’élèves sont confinés dans leur locaux selon la Mairie de Paris.

“Ils revivent un traumatisme”

Une cellule de crise, ainsi qu’une enquête pour assassinat ont été ouvertes. Le chef du gouvernement, Jean Castex, qui était en déplacement en Seine-Saint-Denis, s’y rend actuellement.

L’attaque a eu lieu a proximité des anciens locaux de Charlie Hebdo, près de cinq ans après l’attaque terroriste subie par le média satirique en 2015 et alors même que le procès de cette attaque est en cours. Il y a deux jours, le mercredi 23 septembre dernier, la quasi-totalité de la presse française signait une tribune pour la liberté de la presse en réaction aux nouvelles menaces de morts reçues par Charlie Hebdo.

“Les employés de Première Ligne sont sous le choc” a déclaré la journaliste Elise Lucet, collaboratrice de la société de production au JT de 13h de France 2. “Ils étaient les premiers,  en 2015, à être allé au secours des journalistes blessés de Charlie Hebdo”, a‑t-elle rappelé, “Ils revivent un traumatisme, c’est certain…”