À Paris, l’exposition “Ailleurs” et ses paysages prennent ses quartiers à La Base

Du 24 septembre au 22 octobre 2020, La Base accueille « Ailleurs », une exposition de l’illustratrice Beya Rebaï sur la nature. Présente pour le premier jour, l’artiste reversera une partie des ventes à l’une des associations de ce QG consacrée à la question environnementale.

Une sensibilisation à la nature par le beau. Avec “Ailleurs”, Beya Rebaï témoigne de son engagement en faveur de l’écologie par le message implicite” des paysages dessinés avec différentes nuances de bleues. J’ai voulu montrer la nature d’un autre angle, mettre en avant l’écologie et sensibiliser à la préservation de la biodiversité”, explique l’artiste de 25 ans dont les oeuvres seront exposées pendant tout le mois d’octobre dans le QG de La Base, situé dans le Xème arrondissement de Paris.

L’artiste n’a pas réfléchi à deux fois avant d’accepter la proposition du QG, porté sur la justice climatique et sociale. La Base m’a contactée et j’étais tout de suite intéressée par leur démarche autour de l’écologie et de l’environnement”, raconte Beya Rebaï qui vit et travaille à proximité du repaire de dix associations écologiques. Parmi elles, figurent Alternatiba Paris, Groupe Action Climat Paris ou encore Nature Rights.

Nuances de bleus

Pour réaliser Ailleurs”, Beya Rebaï s’est appuyée sur les photographies réalisées lors de ses voyages. À cause du confinement, elle a voyagé principalement en France où elle a visité plusieurs départements. De la Haute-Savoie, aux Bouches-du-Rhône en passant par les Pyrénées-Orientales et La Réunion. Excepté ce dernier voyage, l’illustratrice s’est déplacée uniquement en train et a réalisé plusieurs œuvres Vue du train”.

Sur la base de ses clichés, elle a ensuite travaillé ses oeuvres avec une seule couleur : le bleu. Ça prend beaucoup de temps de choisir les couleurs, confie-t-elle. J’ai commencé un carnet de croquis cette année en m’astreignant aux bleus. Cela m’est venue en écoutant une émission de radio sur Yves Klein et l’infini bleu. Ça m’a influencée pour cette exposition.”

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Un pari vraisemblablement fructueux au vu de la multitude d’œuvres exposées et de l’attrait des visiteurs. Quinze minutes après le début de l’exposition, un tableau – Perdus en Haute-Savoie a ainsi été acheté par une personne pour la somme de 280 euros. J’ai bien aimé celui de la Plage du Fordin [d’une valeur de 700 euros, ndlr] mais je n’ai pas assez de place chez moi”, confie l’acheteuse à Beya Rebaï. Parmi les visiteurs, sa famille et ses amis sont venus pour la soutenir ainsi que les habitués de La Base. L’illustratrice a aussi profité du support de sa communauté sur Instagram. Au total, 102 000 personnes suivent ses publications sur ce réseau social. Je vous suis sur Instagram et je suis littéralement fan de vous. Vous faites de très belles choses”, lui souffle un quarantenaire venue spécialement pour assister à l’évènement.

Avec cette exposition, Beya Rebaï est à son quatrième vernissage. Mais cette fois, il s’agit d’«un lieu un peu différent» de ce dont elle a l’habitude. Avant, elle est passée par Porto, Londres et dernièrement à Paris. Accoutumée à l’exercice, elle ne s’est pas contentée de présenter son exposition. Illustratrice de métier qui travaille pour la presse comme Libération, le New York Times ou encore le Guardian, elle a sorti ses craies aquarellables pour dresser le portrait, à prix libre, de ceux qui souhaitent garder un souvenir de l’exposition. La totalité de la somme récoltée grâce à ses ventes est reversée à l’association Nature Rights. Cette dernière qui oeuvre pour la préservation des droits de la nature à travers le monde bénéficiera aussi d’une partie des ventes des tableaux.

Pour Beya Rebaï, l’art est de toute évidence engagé. Principalement tournées vers la nature, ses oeuvres témoignent de la richesse de la biodiversité. Par l’ implicite”, elle sensibilise à l’environnement.