Pour débattre de la politique agricole commune, 140 citoyens se réunissent à Paris

Pendant trois jours, 134 citoyens redéfinissent un nouveau « contrat social » de la PAC.

 

Quatre mois après la fin du confinement, les travaux reprennent pour le “grand débat national sur l’agriculture”. Un total de 134 citoyens tirés au sort vont débattre, de vendredi 25 à dimanche 27 septembre, des grands objectifs de la politique agricole commune. Celle-ci est en effet révisée tous les sept ans et doit faire l’objet d’une nouvelle programmation pour la période 2021–2022.

Trois objectifs prioritaires définis après une enquête participative

Ces citoyens, qui vont rendre leurs conclusions dimanche soir, sont censés représenter la France dans toute sa diversité. Sur le modèle des conventions citoyennes, ils ont été choisis en fonction de leur région, de leur tranche d’âge et de leur niveau social par un prestataire spécialisé. Cette assemblée compte 55 femmes et 79 hommes. Deux agriculteurs y participeront aux côtés de 36 “cadres et professions intellectuelles”, 29 employés, 21 “professions intermédiaires”, 19 artisans commerçants, 16 étudiants, neuf ouvriers, deux personnes sans étiquette et aucun inactif.

Contrairement à la Convention citoyenne pour le climat, cette consultation est une obligation légale, prévue par le code de l’environnement. Durant la première phase de ce grand débat, démarré en février et suspendu début avril, plus de 9 500 contributions ont été enregistrées sur la plate-forme participative. Selon les internautes, les trois objectifs prioritaires de la future PAC devraient être : gérer durablement les ressources naturelles, protéger la biodiversité, les paysages et les écosystèmes, et lutter contre le changement climatique et s’y adapter.