Veolia maintient son projet de fusion avec Suez malgré la “pilule empoisonnée” qui lui est imposée

Le groupe Veolia a décidé de revoir à la hausse le prix offert à Engie pour acheter ses parts dans son concurrent Suez, en dépit du barrage juridique que son vieux rival lui oppose.

“Une pilule empoisonnée”. Ce sont les mots qu’a choisi le PDG de Veolia Antoine Frérot pour qualifier le placement par Suez de sa branche Eau France dans une fondation installée aux Pays-Bas, dans le but de la rendre incessible. Mais “je n’ai pas dit que c’était imparable”, a‑t-il ajouté, relevant que “les juristes travaillent”.

“Je vais améliorer mon prix”, avait-il indiqué vendredi à des journalistes. Fin août, il avait proposé 2,9 milliards d’euros (15,50 euros par action) à Engie pour ses 29,9% de parts dans Suez. Mais les positions semblent irréconciliables entre les deux rivaux historiques et Suez cherche par tous les moyens à échapper à une opération que le groupe juge « aberrante » et « funeste » pour la France.