Haut-Karabakh

Haut-Karabakh : Arménie et Azerbaïdjan s’accusent mutuellement d’avoir violé le cessez-le-feu

Les deux pays ont annoncé dimanche s'être engagés sur l'instauration d'un nouveau « cessez-le-feu humanitaire » qui devait débuter ce lundi matin.

 

La trêve aura été de courte durée au Haut-Karabakh. L’Arménie et l’Azerbaïdjan se sont accusés mutuellement d’avoir violé un nouveau cessez-le-feu qui aurait dû entrer en vigueur ce lundi, à 8 huit heures, heure locale. 

Le ministère azerbaïdjanais des Affaires étrangères a accusé les forces arméniennes d’avoir bombardé la ville de Terter et des villages avoisinants, ainsi que des positions de l’armée de Bakou. “Cela démontre une fois de plus que l’Arménie ne soutient qu’en paroles le principe d’une trêve humanitaire. En fait, se cachant derrière la trêve, elle tente de regrouper (ses forces) et d’essayer de prendre de nouvelles positions”, a affirmé Khikmet Gadjiev, conseiller du président azerbaïdjanais Ilham Aliev.

Pour sa part, le ministère de la Défense du Haut-Karabakh a dénoncé des tirs d’artillerie ennemis sur ses positions à divers endroits du front.  Il a soutenu que les forces sous son contrôle “se conforment strictement aux accords conclus”

Troisième trêve

Le cessez-le-feu avait été annoncé dans une déclaration conjointe avec les Etats-Unis après des négociations à Washington. Il s’agit de la troisième trêve à voler en éclat dans cette région montagneuse de l’Azerbaïdjan à majorité arménienne disputée depuis des décennies. Les deux pays s’accusent chacun d’avoir visé la population civile depuis le début des hostilités, le 27 septembre. Les combats ont fait au moins plus d’un millier de morts depuis, selon des bilans très partiels.

Depuis fin septembre, les forces azerbaïdjanaises ont conquis des territoires échappant au contrôle de Bakou depuis les années 1990. Une guerre après la chute de l’URSS avait déjà fait 30.000 morts et abouti à la sécession de cette région.