Hommage à Samuel Paty : la rentrée scolaire décalée à 10h

Le ministre de l’Éducation nationale a décalé la rentrée scolaire pour laisser le temps aux professeurs de préparer dans leur établissement l’hommage à Samuel Paty. 

La rentrée des vacances de la Toussaint sera décalée à 10 heures, lundi 2 novembre. Tous les établissements scolaires français sont concernés par cette mesure, qui vise à laisser le temps aux enseignants de préparer l’hommage à Samuel Paty et d’organiser une minute de silence en sa mémoire, indique le ministère de l’Education nationale. Le professeur d’histoire-géographie a été décapité à la sortie de son collège de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), par un terroriste âgé de 18 ans qui lui reprochait d’avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves. 

Le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a promis dimanche 25 octobre un « cadrage clair » pour répondre à l’inquiétude des enseignants sur la rentrée scolaire du 2 novembre. Et pour les guider quant au discours à tenir à propos de l’assassinat de leur collègue.

« Le principe de liberté pédagogique a été réaffirmé »

Mardi, lors d’une conférence en visio avec les syndicats enseignants, le ministère a précisé les choses. De 8 heures à 10 heures, les équipes enseignantes pourront préparer la cérémonie et échanger. Puis une « séquence pédagogique » sera organisée dans toutes les classes pour reparler des faits et réaffirmer les principes républicains tel que la liberté d’expression. Des ressources adaptées à chaque niveau (maternelle, primaire, secondaire..) seront « mises à disposition » des professeurs, assure le ministère, mais ils resteront libres de les utiliser ou non, a précisé Stéphane Crochet du syndicat SE-Unsa. « Le principe de liberté pédagogique a été réaffirmé », a aussi approuvé Jean-Rémi Girard, du Snalc.

La « lettre aux instituteurs et institutrices » de Jean Jaurès sera lue, en présence d’élus dans certains établissements, mais sans prise de parole de leur part. La lecture se clôturera par une minute de silence. Au lendemain de l’attentat de Conflans, le compte Twitter du ministère de l’Education nationale réaffirmait que la République « ne reculera jamais devant aucune terreur ni aucune intimidation. C’est toute l’institution qui est unie derrière ses professeurs et ses personnels. »

Cette information reste valable sous réserve des annonces et décisions prises pour lutter contre le Covid-19, lors des deux conseils des ministres consécutifs à l’Elysée, ces mardi et mercredi.