Émeutes à Philadelphie après la mort d’un homme noir

Walter Wallace Junior, un afro-américain de 27 ans souffrant de troubles bipolaires a été abattu en pleine rue lundi, par des officiers de police.

La colère ne retombe pas à Philadelphie. Dans le sillage des manifestations de BlackLivesMatter, quelques milliers de personnes sont de nouveau descendues dans la rue mardi soir suite à la mort d’un homme noir, abattu par la police lundi 26 octobre. La nuit a été marquée par des arrestations, des pillages et des affrontements avec les forces de l’ordre.

L’homme de 27 ans a été tué en pleine rue lundi soir. Les agents, qui affirment être arrivés sur place pour faire face à une dispute familiale impliquant un homme avec un couteau, assurent que Walter Wallace Junior aurait refusé de lâcher son arme et qu’il a été abattu en conséquence. Mais la famille conteste cette version des faits assurant que l’appel n’était pas destiné à la police mais aux urgences médicales, car le jeune-homme souffrait de troubles bipolaires, et était en proie à une crise.

La suspension des officiers n’a pas suffit à calmer la colère d’un millier de manifestants, qui se sont rendus dans le quartier où vivait Walter Wallace Junior. Pour contrôler la foule, la police aurait organisé un cordon de sécurité, selon l’AFP. Le manifestants se sont ensuite dispersés, mais des petits groupes ont brûlé des poubelles et des canapés. La police est intervenue, parfois à coups de matraques, puis a procédé à des arrestations, toujours selon l’agence de presse.

Un enjeu pour les élections

Un autre millier de personnes s’est rendu dans le nord-est de la ville et s’en est pris aux commerces, selon la police de Philadelphie. Sur les réseaux sociaux, des images montrent un magasin Foot Locker en train d’être dévalisé, ou encore le pillage d’un supermarché Wallmart.

À moins d’une semaine de l’élection présidentielle, la situation pourrait faire le jeu des Républicains, et de Donald Trump, qui accusent régulièrement leurs opposants Démocrates, souvent en charge des grandes métropoles, d’être responsable de la hausse de la criminalité.