Johnny allume l’église de la Madeleine trois ans après sa mort

 

Une messe en hommage à Johnny Hallyday s’est tenue ce mercredi 9 décembre à l’église de la Madeleine. Au programme : chants et rocknroll.

Johnny nous a quittés il y a trois ans déjà. Pour honorer sa mémoire, l’association des fans du rockeur français Blouson rouge et noir a organisé une messe publique à l’église de la Madeleine. Presque 200 personnes (la limite autorisée) se sont rassemblées à 12h30 lors d’une cérémonie particulière afin perpétuer la mémoire de celui qui fut le plus grand du rock français. 

Aux premiers rangs, les membres du club de moto fondé par la star, le Desperados, font bloc avec leurs épais blousons de cuir. Cela pourrait sembler peu raccord avec le décor pieux de l’église, mais les chants étaient eux aussi tirés de l’univers de Johnny et chantés par un groupe de reprises et par le père Jaffré. On a entendu entre deux psaumes l’air du Pénitencier évangéliquement réécrit sur mesure par le père Jaffré, mais aussi Marie ou La musique que j’aime. A chaque fin de chant et devant l’engouement des fidèles (du public ?), le prêtre a néanmoins rappelé que « non seulement il y a Johnny dans votre cœur, mais il y a aussi le Seigneur. » Et d’ajouter pendant les applaudissements « On ne doit jamais comparer quelqu’un à Dieu. Johnny est immense, mais Dieu est plus grand encore. »

Malgré les tentatives du clergé de réfréner les ardeurs de la communauté, la communion s’est faite de manière conviviale par les fidèles qui ont opté pour un touché du poing. Chacun a échangé quelques mots sympathiques avec de vieilles connaissances, souvent au souvenir de Johnny et du bon temps. Une paroissienne se ravit : « Notre patronne Marie Madeleine était une pécheresse avant de rencontrer Jésus et est devenue une de ses disciples les plus fidèles. C’est bien la preuve que nos deux mondes ne sont pas incompatibles. »

Après un dernier chant, le père Jaffré supplie une dernière fois l’assemblée de comprendre qu’il faut applaudir Jésus et pas Johnny. « C’est ce que Johnny veut » a‑t-il imploré avant d’être interrompu par les rockeurs proposant « une petite dernière ». Le curé, pieux, a opposé un dernier temps pour se recueillir, mais la loi du micro le plus puissant a finalement donné raison à une dernière interprétation de Que je t’aime.

https://twitter.com/Cfj75Newsroom/status/1336673823912038401?s=20

Malgré la pandémie, cette messe perdure ainsi depuis trois ans chaque neuf du mois, à l’exception des mois où la pandémie l’a empêchée. Chaque mois des centaines de fans et de fidèles viennent rendre hommage au Patron et honorer sa mémoire. En se quittant ce 9 décembre, chacun se promettait de se revoir en janvier pour une nouvelle célébration atypique. 

Théo Sauvignet