Face au réchauffement climatique, Paris en quête d’autonomie énergétique

Cinq ans après la signature de la COP 21, la ville de Paris organise depuis jeudi le Forum Zéro Carbone, événement digital où acteurs locaux et internationaux dressent un bilan écologique des dernières années. Dan Lert, adjoint à la mairie de Paris chargé de la Transition écologique, a témoigné de grandes ambitions en matière d’énergies renouvelables pour la capitale.

 

Maires français et internationaux étaient conviés jeudi et vendredi à l’Hôtel de Ville de Paris à l’occasion du Forum Zéro Carbone censé commémorer le cinquième anniversaire de l’Accord de Paris sur le climat, signé le 12 décembre 2015. Au cours des débats, Dan Lert, adjoint à la mairie de Paris chargé de la Transition écologique, a réaffirmé les grandes ambitions d’Anne Hidalgo en matière de transition écologique. “Nos objectifs sont très ambitieux puisque nous souhaitons atteindre la neutralité carbone d’ici 2050”, a‑t-il expliqué. Pour y parvenir, il préconise une nette accélération des politiques écologiques et énergétiques sur le territoire francilien. Et d’ajouter : “Les émissions de gaz à effet de serre ont baissé de 25% entre 2004 et 2018 à Paris (…) Il faut parvenir à faire la même chose non pas en quinze ans mais en dix ”.

La solution selon lui ? Celle des énergies renouvelables qui s’implantent de plus en plus sur le territoire d’Île-de-France. Parmi les initiatives franciliennes notables, on retrouve le lancement imminent d’un grand plan solaire à Paris en partenariat avec les acteurs territoriaux : 20% des toitures franciliennes devront être équipées de panneaux photovoltaïques en 2050. Un pari sur l’énergie solaire qui, certes, s’intensifie mais qui ne date pas d’hier puisqu’en 2017, déjà, une centrale solaire était implantée sur le toit d’une usine d’eau potable à L’Hay-les-Rose (Val-de-Marne). 

L’utilisation de nouvelles énergies

Si Dan Lert vante une énergie “froide” (eau courante, etc) à 100% assurée par les énergies renouvelables, ce taux n’est que de 50% pour l’énergie “chaude” (électricité, gaz). Raison de plus pour intensifier les efforts selon lui : “Aujourd’hui, ces énergies vertes représentent 21% de la consommation territoriale au total, on veut arriver à 45% sous peu”. Beaucoup de ces projets se feront conjointement avec EDF Île-de-France dont la déléguée régionale, Hélène Milot, était présente aux côtés de Dan Lert. Elle a rappelé notamment l’installation, en août dernier, d’un troisième parc éolien dans la région à Allainville-aux-Bois (Yvelines). Au cours de son intervention, elle a également donné quelques éléments quant aux nouvelles énergies utilisées par EDF dans la perspective de la décarbonation : les énergies de remplacement. Dans la région, la chaleur dégagée par 123 data center serait récupérée pour alimenter des lieux publics et des habitations. Un pas de plus vers la neutralité carbone, selon elle.