Valérie Pécresse défend son bilan à la tête de la région Île-de-France

Valérie Pécresse était invitée sur BFM Paris jeudi 10 décembre. Pendant une heure, la présidente de région a répondu aux questions des Franciliens et des invités, allant du budget aux transports, en passant par le coronavirus et ses ambitions politiques.

“Il fallait remettre de l’ordre dans la région Île-de-France et c’est ce que j’ai fait.”, jeudi soir, l’ancienne ministre de l’Enseignement supérieur de Nicolas Sarkozy a défendu son mandat. Depuis 2015, elle assure avoir “fait le ménage dans tous les gaspillages”, ne démordant pas de la formule controversée qu’elle avait utilisée durant sa campagne victorieuse.

Valérie Pécresse revendique “400 millions d’euros d’économies sur les dépenses” depuis le début de son mandat. C’est ce qu’elle entend par “ménage”. Une somme qui sera utilisée pour venir en aide aux franciliens durant la crise sanitaire et qui servira à relancer l’économie. La présidente de région entend ainsi proposer des formations à 100 000 demandeurs d’emploi afin de favoriser leur reconversion. Elle compte aussi mettre en place une plateforme pour venir en aide aux commerçants qui ne parviennent pas à payer leur loyer. Pour les plus précaires, des distributions alimentaires seront mises en place “dans 100 communes dont les campus universitaires, où les étudiants n’ont plus accès aux jobs étudiants.

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Covid-19

La région compte aussi former 2000 testeurs capables de conduire des tests anti-covid. “Nous allons former 1000 testeurs d’ici fin décembre et 1000 autres durant le mois de janvier”, affirme-t-elle. Elle invite notamment les franciliens à se faire tester avant et après les fêtes afin de “couper les chaînes de contaminations”.

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Sur la gestion de la crise par le gouvernement, Valérie Pécresse rappelle s’être prononcée en faveur d’une régionalisation de la gestion de la crise du coronavirus. Cela a été le cas en Espagne et en Allemagne, des pays qui ont “évité un confinement généralisé”. Il s’agit maintenant pour les Franciliens de faire preuve de résilience et de tenir. “Il faut se résigner à maintenir ce couvre-feu”, consent-elle.

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Transports

Lundi 14 décembre à 16 heures, le prolongement de la ligne 14 du métro parisien deviendra effectif. Valérie Pécresse s’en félicite. “Cela représente 25% de passagers en moins sur la ligne 13 du métro”, prévoit-elle. Ce prolongement n’est pourtant qu’un début. À terme, le métro 14 reliera directement Saint-Denis, au nord de la capitale, à Orly, situé à l’extrême opposé géographique. Le réseau de transport de la région doublera en taille, le nombre de stations de métro, RER, transilien et tramway sera multiplié par deux d’ici dix ans, passant de 200 à 400.

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Pour la première fois, sur la même période allant de 2023 à 2033, le réseau de transport s’ouvrira à la concurrence. S’il s’agit d’une obligation de l’Union Européenne, Valérie Pécresse y est favorable. Inquiet que les conditions de travail et la qualité de service ne se dégradent, Alexis Louvet, co-secrétaire du syndicat Solidaire RATP, a fait part de son opposition au projet face à l’ancienne ministre. Questionnée sur de possibles pertes d’emplois par le syndicaliste, la présidente de région a répondu que “les améliorations [faites par la région] dans les transports vont donner de l’emploi à tout le monde.

 

Des ambitions pour 2022 ?

Quant à de possibles intentions présidentielles, Valérie Pécresse préfère “laisser ces ambitions à la maire de Paris”, Anne Hidalgo. Elle ne se prononce pas non plus quant à une candidature à sa réélection aux élections régionales de mars prochain. Tout en pesant ses mots pour ne pas trahir une potentielle aspiration électorale, Valérie Pécresse présente comme son “adversaire” Audrey Pulvar, à la tête du mouvement de gauche Île-de-France en commun. “Contrairement à Audrey Pulvar, je ne me suis jamais rapprochée des extrêmes”, tance-t-elle, rappelant que cette dernière avait tenté d’unir derrière elle tous les partis de gauche, dont La France Insoumise.