L’Agence spatiale européenne annonce une campagne de recrutement de spationautes plus inclusive

Crédits : Wikimedia commons. L'agence spatiale européenne compte recrutés des astronautes aux profils plus variés. 

 

Lancée dès le 31 mars prochain, la quatrième vague de recrutement de l’agence vise un « changement générationnel », et souhaite amorcer une réflexion sur les handicaps physiques.

Des astronautes aux profils plus divers afin de « représenter toutes les parties de notre société ». L’Agence spatiale européenne (ESA) a annoncé, samedi 13 février, le lancement d’une campagne de recrutement de ses prochains spationautes, destinée à initier un « changement générationnel ». Alors qu’elle encourage vivement les femmes à postuler – la précédente campagne ne comptait que 16% de candidates – l’agence envisage également d’élargir son recrutement aux personnes avec un handicap physique.

« La diversité au sein de l’ESA ne doit pas seulement tenir compte de l’origine, de l’âge, […] ou du sexe de nos spationautes  mais peut-être aussi des handicaps physiques. Pour faire de ce rêve une réalité, parallèlement au recrutement des spationautes, je lance le projet de faisabilité des parastronautes — une innovation dont l’heure est venue », a annoncé dans un communiqué David Parker, directeur du département de l’exploration humaine et robotique de l’ESA. « On sait que des personnes qui ont un handicap d’une jambe ou d’un pied pourraient très bien réaliser les tâches que l’on confie aux spationautes », a précisé sur le plateau de BFM TV Jean-François Clervoy, spationaute à l’ESA.

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Une sélection drastique

Ouverte du 31 mars au 28 mai 2021 aux candidats âgés de 27 à 37 ans et issus des 22 pays membres de l’agence spatiale, la campagne de recrutement s’annonce particulièrement exigeante avec six épreuves, dont le contenu sera dévoilé mardi 16 février. En attendant, l’ESA a déjà indiqué plusieurs critères à remplir pour espérer être sélectionné : avoir un niveau bac + 5 dans un domaine scientifique (chimie, physique, mathématiques…), maîtriser plusieurs langues (dont l’anglais et le russe), ou encore avoir une condition physique et psychologique irréprochable.

Lors de la précédente vague de recrutement en 2009, seules six personnes avaient été retenues sur 8 413 candidatures. Parmi elles, le Français Thomas Pesquet, dont le séjour de 196 jours dans l’espace il y a trois ans avait marqué les réseaux sociaux. Cette année, les heureux élus auront vocation à s’envoler vers la station spatiale internationale (ISS), mais aussi vers la Lune, avec le programme américain Artémis. L’objectif ? L’installation d’une base lunaire permanente, au cours de la prochaine décennie.