Ngozi Okonjo-Iweala, première femme et première Africaine nommée à la tête de l’OMC

Crédits : Flickr. Ngozi Okonjo-Iweala, ministre des finances du Nigeria, lors du Forum économique mondial à Addis-Abeba en Éthiopie, le 11 mai 2012.

 

Elle est la première femme et première représentante d’Afrique à diriger l’organisation internationale du commerce. La Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala prendra ses fonctions le 1er mars jusqu’en 2025, alors que l’institution était partiellement paralysée par les années Trump.

 

 

C’est un “moment historique”, qui a immédiatement été salué par les états membres de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Ngozi Okonjo-Iweala a été nommée lundi 15 février première femme et première Africaine à la tête de l’OMC, dans l’espoir de mettre fin à des années de blocage de l’institution. À peine élue, et alors que sa nomination marque l’histoire, elle a appelé à reconstruire une “OMC forte” pour surmonter les “ravages causés” par la pandémie de Covid-19 et relancer l’économie mondiale. Elle succède ainsi au Brésilien Roberto Azevedo, qui avait quitté son poste en août 2020 en pleine pandémie, un an avant la fin de son mandat, mettant le processus de désignation dans l’impasse depuis l’automne.

Un parcours impressionnant

À 66 ans, originaire du Nigeria, celle qui a pris les rênes de l’institution affiche un impressionnant parcours universitaire et professionnel. Passée par les prestigieuses universités américaines de Harvard et du Massachusetts Institute of Technology (MIT), cette économiste aussi surnommée “Dr Ngozi” a commencé sa carrière à la Banque mondiale. Entrée dans cette première institution en 1982, elle y a travaillé 25 ans avant d’être deux fois ministre des Finances et cheffe de la diplomatie du Nigeria.

Avec le soutien appuyé des États-Unis, de l’Union européenne (UE) et de l’Union africaine, la nomination de Ngozi Okonjo-Iweala faisait largement consensus. Dans la foulée de l’annonce, les présidentes de l’UE et de la Banque centrale européenne, Ursula von der Leyen et Christine Lagarde, ont également accueilli avec enthousiasme cette nomination historique “pour le monde entier”.

Mme Okonjo-Iweala avait déjà tenté en 2012 de remporter la présidence de cette institution financière, face à l’Américano-Coréen Jim Yong Kim. Depuis sa création en 1995, l’OMC a été dirigée par six hommes : trois Européens, un Néo-Zélandais, un Thaïlandais et un Brésilien.