Sécurité routière: 35% de morts en moins en janvier, une baisse continue depuis mars

Crédits : Pixabay . Avec la crise sanitaire, le nombre de morts sur les routes françaises n'a jamais été bas depuis l'après-guerre.

 

Le nombre de décès sur les routes françaises a diminué de 35,2% par rapport à janvier 2020, a annoncé lundi la Sécurité routière. Des chiffres à relativiser compte tenu des confinements et couvre-feux successifs.

Cette baisse exceptionnelle de la mortalité routière a de quoi réjouir malgré le fait qu’elle soit presque exclusivement liée à la crise sanitaire qui frappe la France depuis mars 2020. Selon la Sécurité routière (ONISR), le nombre de personnes tuées sur les routes de France métropolitaine en janvier a connu une baisse de 35,2% par rapport à janvier 2020, avec 171 décès, soit 93 de moins qu’un an auparavant. Dans le détail, 89 automobilistes et 26 piétons ont perdu la vie sur les routes.

Premier confinement en mars puis second en novembre, instauration et renforcement du couvre-feu entre décembre et février, la crise du Covid-19 et les mesures de restrictions de déplacement “ont eu des effets massifs sur le trafic routier”, analyse Marie Gautier-Melleray, déléguée interministérielle à la sécurité routière, dans son rapport publié ce matin. D’autres indicateurs sont d’ailleurs également en baisse, avec un recul des accidents corporels (3 472, soit 1 068 accidents de moins) et du nombre de blessés (4 277 personnes, soit 1 403 de moins).

Plus bas niveau historique depuis l’après-guerre

Jamais la mortalité sur les routes de France n’a été aussi faible depuis l’après-guerre. Depuis mars 2020 et les premières mesures de restrictions des déplacement, la tendance se confirme : 103 morts sur les routes en avril 2020 contre 233 en 2019, 205 morts en mai 2020 contre 243 en 2019, ou encore 291 morts en juillet 2020 contre 328 en 2019. Les mois de septembre, octobre, novembre et décembre n’ont pas non plus dérogé à cette règle. Au total, ce sont près de 2 550 personnes qui ont trouvé la mort sur les routes de France en 2020, soit 700 décès de moins qu’en 2019.

L’ONISR note cependant qu’à l’inverse, dans les territoires d’Outre-mer, la mortalité et le nombre de personnes blessées ont augmenté en janvier par rapport au même mois l’année dernière. Une hausse cette fois liée à des restrictions de déplacement et d’activités moins strictes qu’en métropole.