Guadeloupe : après un défilé interdit, la préfecture annonce des poursuites

Le défilé s’est tenu entre les Abymes et Pointe-à-Pitre en dépit de l’interdiction liée à l’épidémie de Covid-19. Photo Wikipédia / Dickelbers

Plusieurs centaines de personnes se sont réunies dimanche soir pour le carnaval, bravant les mesures sanitaires. Le préfet déplore des comportements “irresponsables”.

Alors que les autorités avaient interdit les rassemblements à l’approche du Mardi gras de « kannaval », des centaines de personnes se sont retrouvées, lundi soir, pour le « déboulé ». Ce défilé s’est tenu entre les Abymes et Pointe-à-Pitre en dépit de l’interdiction liée à l’épidémie de Covid-19 fixée par la préfecture de l’île.

Dans un communiqué, le préfet “déplore ces comportements irresponsables de la part des organisateurs et des participants qui y ont entraîné de jeunes enfants” et annonce des poursuites à l’encontre de ces derniers. “Sans distanciation ni port du masque, ce défilé est susceptible d’augmenter le nombre de nouvelles contaminations”, soulève-t-il, alors que les autorités redoutent un nouveau rebond de l’épidémie sur l’île, où 103 nouveaux cas positifs ont été détectés sur la première semaine de février. 

Pour éviter le rassemblement, les festivités carnavalesques traditionnelles telles que les « déboulés » ont été remplacées par des manifestations organisées à distance. Ces « parades » ont été conclues entre les autorités et les différents groupes du carnaval. Au début du mois de février, une trentaine de contraventions (NDLR : 135€) ont été dressées à la suite d’un « déboulé sauvage » à Morne-à‑l’Eau (commune du nord de la Grande-Terre). Les personnes identifiées ont été verbalisées pour « violation de l’interdiction de rassemblements de plus de 6 personnes ».