Séparatisme, zones sans contrôle, Le Pen… Darmanin sur la défensive sur RTL

Gérald Darmanin était invité sur RTL ce mardi matin - Photo Flickr - Jacques Paquier. 

 

Invité ce matin de la matinale de RTL, le ministre de l’Intérieur a défendu le bilan des forces de l’ordre face à un manque d’ “autorité parentale”. Interrogé sur la « mollesse » de Marine Le Pen, il assure avoir combattu le Front national toute sa vie et demande de “prendre ses électeurs au sérieux”.

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“Il peut y avoir quelques brebis galeuses, il faut les condamner”. Le ministre de l’Intérieur a balayé, ce mardi 16 février sur RTL, la récente proposition la Défenseure des Droits de créer des “zones sans contrôle d’identité” pour lutter contre le contrôle au faciès dans certains quartiers. “Chacun doit rester dans son rôle, tranche-t-il, et le mien est de défendre les policiers et les gendarmes, et donc les Français”.

D’après le ministre, 99,7% des contrôles réalisés chaque année ne feraient l’objet d’aucun signalement. “Je ne connais pas une administration qui est mieux contrôlée”, vante Gérald Darmanin. La proposition de Claire Hédon s’appuyait pourtant sur un rapport réalisé en 2017 qui révélait qu’un “jeune homme perçu comme noir ou arabe (…) a une probabilité 20 fois plus élevée” d’être contrôlé que l’ensemble du reste de la population.

Autorité parentale

Le ministre de l’Intérieur a mis en avant l’importance du rôle des parents dans l’éducation et le “problème du communautarisme […] qui créé aussi une forme de délinquance”. Dans le cas de l’affaire Yuriy, ce collégien de 15 ans passé à tabac à Paris le 15 janvier, Gérald Darmanin incrimine notamment des “parents qui n’élèvent pas bien leurs enfants”.

Interrogé sur le guet-apens de policiers à Poissy, le ministre a par la suite déclaré en vouloir “à ces gamins” et déclaré que “Poissy va s’en sortir à condition de dire aux parents qu’ils sont responsable et de respecter la police”.

 

Défense de la loi séparatisme

Le ministre a également évoqué le vote solennel de la “loi confortant les principes républicains” à l’Assemblée nationale ce mardi 16 février à 15h, plus communément appelée “loi séparatisme”. “Cette loi renforce la liberté de culte et interdit les financements étrangers”, assure-t-il, indiquant vouloir “lutter contre la dérive sectaire de l’islam qu’est l’islamisme » et défendre une « offensive laïque extrêmement forte”.

Sur la dissolution du CCIF, et sa reconstitution en Belgique, le ministre a salué “une grande victoire pour la République” contre des “officines islamistes qui étaient depuis trop longtemps sur notre sol”. Il a rappelé avoir gelé les avoirs de Baraka City et du CCIF et révélé qu’il allait entrer en contact avec le ministère de l’Interieur belge sur ce sujet.

La “mollesse” de Marine Le Pen

Gérald Darmanin a par ailleurs justifié son propos controversé à l’intérieur même de la Macronie à l’égard de la présidente du Rassemblement Nationale, Marine Le Pen, jugée “trop molle” sur le thème de “l’islam”. “Je ne la banalise pas, je montre qu’elle n’est pas bonne, qu’elle ne connaît pas ses dossiers”, a tempéré l’ancien proche de Nicolas Sarkozy, estimant que “l’argument moral ne suffit pas”.

L’ancien maire de Tourcoing (Nord) a dit vouloir “entendre” les électeurs du parti d’extrême-droite. “C’est nous qui pouvons répondre fermement […] à leurs questions”, assume-t-il.