Un masque “tueur de virus, filtrant et décontaminant” élaboré par une start-up française

Crédits : Wikimedia Commons. Panneau à l’entrée d’une station de métro parisien pendant la pandémie de Covid-19.

 

"Filtrant", "décontaminant" ou encore "tueur de virus" : la société BioSerenity, fabricante de masques pour Santé Publique France, a frappé fort mardi 16 février en annonçant avoir mis au point un masque présenté comme le premier à la fois "filtrant et décontaminant" face au Covid-19.

Pour 1,49 euros l’unité, ce masque FFP “Made in France” aurait “la capacité de bloquer et tuer” les particules du virus projetées dans l’air. La promesse est ambitieuse mais c’est pourtant ce qu’a assuré Marc Frouin, le directeur général de BioSerenity, lors d’une conférence de presse mardi 16 février. Développé en partenariat avec des chercheurs de l’université et du CHU de Lille, de l’Inserm et du CNRS, le masque, déjà certifié CE (une réglementation européenne obligatoire), serait le premier à la fois “filtrant et décontaminant” face au Covid-19.

Priorité aux soignants et aux patients

À usage unique, le dispositif médical FFP (qui possède un dispositif de filtration) possède quatre couches dont une bactéricide et virucide. En plus de cette première couche protectrice, les concepteurs du masque promettent qu’il représente un déchet à risque réduit de contamination virale, leurs propriétés permettant “de les décontaminer” eux-mêmes. Comme un masque jetable conventionnel, il est recommandé de le porter maximum quatre heures.

Ces masques sont toutefois “en priorité destinés aux soignants et aux patients dans le cadre hospitalier” a précisé le directeur général de la start-up dans un entretien à nos confrères de La Voix du Nord. 600 soignants du CHU de Lille ont d’ailleurs déjà pu expérimenter le dispositif, a‑t-il ajouté, concluant à “une excellente respirabilité”.

Efficace sur les variants

Selon les concepteurs du masque, baptisé “Cidaltex”, des études ont montré une réduction du virus de 99.9% en moins de cinq minutes, et de 99.96% en moins de deux heures, selon le professeur de la faculté de Pharmacie de Lille et chercheur à l’Inserm, Nicolas Blanchemain, interrogé par l’AFP. Dans la course aux vaccins et face à la crainte suscitée par les variants du virus, la start-up assure d’ailleurs que les masques “fonctionneront” bien sur ces variants. 

La version chirurgicale du masque, en attente de certification, sera disponible à partir du 22 février, à un prix de 0,44 euro.