Adidas et Reebok ne font plus la paire

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L’équipementier sportif allemand connu pour ses gammes de baskets a annoncé qu’il se séparait de sa filiale américaine Reebok, dont les ventes sont en chute libre.

La séparation est actée. Adidas “a décidé de lancer le processus formel en vue d’une vente de Reebok”, a déclaré mardi après-midi Kasper Rorsted, directeur général du groupe Adidas. L’équipementier allemand se sépare de sa filiale américaine Reebok, achetée en 2006 pour 3,1 milliards d’euros. Elle ne vaut aujourd’hui plus que 803 millions d’euros. 

Ces derniers mois, le groupe bien connu des sportifs bat de l’aile. Ses résultats financiers ont été plombés par la pandémie de Covid-19. Au deuxième trimestre 2020, les ventes ont diminué de 33% pour Adidas et de 42 % pour Reebok. Une chute considérable qui a fait perdre au groupe 42% de sa valeur.

Pas d’amélioration au troisième trimestre. Les ventes de la le marque fille ont continué de s’effondrer, encore plus rapidement que celles de la marque mère. Face à ce constat, le directeur d’Adidas prononce le divorce : “nous sommes arrivés à la conclusion que Reebok et Adidas peuvent atteindre un potentiel de croissance nettement meilleur en étant indépendants l’un de l’autre”. Cette annonce se répercute sur la place boursière : depuis hier après-midi, la valeur de l’action Adidas a chuté de 1,39%. 

Pour l’heure, deux groupes sont considérés comme des repreneurs potentiels : l’américain VF Corp (propriétaire notamment des marques The North Face et Timberland) et le chinois Anta Sports. De “plus amples détails” sur la nouvelle orientation stratégique d’Adidas d’ici à 2025 seront dévoilés le 10 mars lors d’une conférence de presse.