Covid long : L’Assemblée nationale veut une meilleure prise en charge

© Richard Ying et Tangui Morlier / Wikimedia Commons 

 

L'Assemblée nationale a adopté à l'unanimité une résolution pour une meilleure prise en charge des cas de Covid long.

L’Assemblée nationale a adopté, ce mercredi 17 février, une résolution renforçant l’action contre les formes graves et longues du Covid-19. Le texte, qui émane des groupes de la majorité (LREM, MoDem, Agir), prévoit aussi la prise en charge du coronavirus comme maladie professionnelle. Il a été adopté à l’unanimité. 

“J’en suis sortie vivante, mais pas indemne”, a déclaré à la tribune la députée LREM Patricia Miralès qui souffre du Covid long. L’ancienne ministre de François Hollande, Sylvia Pinel, souffre elle aussi de cette “maladie dans la maladie” comme la nomme le texte.  Elle évoque un “quotidien difficile, épuisant” et les “traces durables” laissées par la maladie. 

Des milliers de Français souffrent comme les deux députées de symptômes variés allant de troubles respiratoires plus ou moins sévères à des problèmes cardiaques, articulaires et même neurologiques. Des symptômes “aussi multiples et déroutants que violents” selon le texte.

La résolution “appelle à redoubler les efforts pour mieux connaître, comprendre et traiter cette maladie” et ses “complications à long terme”. Pour cela, l’Assemblée nationale invite le gouvernement à poursuivre et intensifier la recherche dans ce domaine. Celle-ci appelle également à travailler avec les autorités sanitaires et scientifiques pour mettre en place un “parcours de soins adaptés.”

Le texte demande aussi une facilitation de la reconnaissance du Covid-19 comme maladie professionnelle dans le cas où elle aurait été contractée au travail. Pour le moment, seuls les soignants malades souffrant de séquelles respiratoires bénéficient d’une reconnaissance automatique en tant que maladie professionnelle. 

Laurent Pietraszewski, secrétaire d’État aux Retraites et à la Santé au travail, a affirmé aux députés que le gouvernement était “prêt à examiner l’évolution de son dispositif” si les recommandations scientifiques y étaient favorables. 

Sur les quelque 3,5 millions de personnes ayant été diagnostiquées depuis le début de la pandémie en France, le texte estime que le nombre de cas de Covid long pourrait atteindre plusieurs centaines de milliers de personnes.