L’État de New York poursuit Amazon pour avoir négligé la santé de ses employés

L'Etat réclame une plus grande protection sanitaire pour les salariés d’Amazon, des dommages et intérêt aux personnes lésées ainsi que la réembauche d’un lanceur d’alerte licencié en 2020. Crédits : Christian Wiediger / Unsplash

« En échouant à maintenir un environnement de travail sain via une protection acceptable des travailleurs contre la propagation du Covid-19, Amazon a violé les lois du travail de l’État de New York ». C’est en ces termes que Letitia James, procureure générale de l’État de New York, a justifié la plainte déposée ce mercredi 17 février contre la firme de Jeff Bezos.

La procureure de l’Empire State pointe du doigt le non-respect des exigences de nettoyage et de désinfection mises en place par l’État. Le géant de la tech américain, qui a réalisé des profits records durant la pandémie, avec des ventes dépassant les 125 milliards de dollars au dernier trimestre de 2020, aurait caché certaines contaminations de salariés à leurs collègues.

Menaces de représailles

Letitia James reproche également à la firme de Seattle d’avoir menacé certains de ses employés qui avaient critiqué un manque de sécurité sanitaire dans les entrepôts du groupe, et de ne pas avoir fermé ses usines lorsqu’un cas de Covid-19 y était identifié. « Depuis le début de la pandémie, il est clair qu’Amazon a privilégié les profits au détriment des gens et a échoué à assurer la bonne santé et la sécurité de ses travailleurs », dénonce-t-elle ainsi dans le communiqué attenant au recours.

Letitia James demande une plus grande protection sanitaire pour les salariés d’Amazon, des dommages et intérêt aux personnes lésées ainsi que la réembauche d’un lanceur d’alerte licencié en 2020. L’entreprise a répondu se préoccuper « profondément de la santé et de la sécurité de nos employés » et critiqué le bien-fondé de la plainte de l’État américain.