Covid- 19 : ce qu’il faut retenir des annonces d’Olivier Véran

Crédits : Maxppp - Thomas Padilla. Le ministre a annoncé l'allongement à 10 jours de la durée d'isolement pour les personnes contaminées. 

Comme chaque semaine, le ministre des Solidarités et de la Santé Olivier Véran a fait le point sur l'épidémie de Covid-19 en France. Voici ce qu'il faut retenir :

  • Accélération de la campagne de vaccination avec AstraZeneca

Le ministre des Solidarités et de la Santé souhaite accélérer la campagne de vaccination et l’exécutif compte s’appuyer sur le vaccin développé par AstraZeneca. “Dans le courant du mois de mars, nous rendrons le vaccin AstraZeneca accessible directement en pharmacie pour tous les Français âgés de 50 à 64 ans, ainsi que chez leurs médecins, infirmiers et autres professionnels de santés habilités à vacciner”, indique Olivier Véran. Il appelle également les médecins hospitaliers à vacciner les patients âgés de plus de 65 ans, présentant des facteurs de comorbidités. Selon le ministre, 35 000 médecins se sont portés volontaires pour vacciner dans leur cabinet dès la semaine prochaine.

  • Allongement de la durée d’isolement pour les patients positifs

Face à la montée des variants et la peur d’une nouvelle flambée épidémique, l’exécutif allonge la durée d’isolement de tous les patients testés positifs au Covid-19 à 10 jours dès lundi, contre sept actuellement. La durée d’isolement des cas contacts ne change pas et reste fixée à 7 jours. Deux situations inquiètent particulièrement le gouvernement : Dunkerque (Nord) et Mayotte. Dans la cité dunkerquoise, 72% des contaminations sont issues du variant britannique, quand sur le reste du territoire ce chiffre s’élève à 36%. À Mayotte, le variant brésilien représente 59% des contaminations.

  • Prolongement du dispositif de demande d’arrêt maladie indemnisé sans jour de carence

Pour faciliter la demande d’arrêt maladie, le gouvernement prolonge le dispositif qui permet de demander un arrêt de travail immédiat indemnisé sans jour de carence jusqu’au 1er juin. Il s’applique aux personnes ayant des symptômes ou étant cas contact.

Le ministre a rappelé qu’à l’heure actuelle 36% des cas positifs séquencés correspondent à des variants britanniques et 5% à des variants sud-africains ou brésiliens. Il a également ajouté qu’il se rendrait à Nice (Alpes-Maritimes) samedi, où “la situation est particulièrement inquiétante”.