La Nouvelle-Zélande va distribuer des protections périodiques gratuites dans les écoles

Photo : Unsplash, @natracare

Après une expérimentation jugée encourageante, la Nouvelle-Zélande va distribuer des protections périodiques gratuites dans les établissements scolaires à partir de juin. 

La Nouvelle-Zélande s’attaque au problème de la précarité menstruelle. La Première ministre Jacinda Ardern a annoncé que des protections périodiques seraient distribuées gratuitement dans les établissements scolaires du pays dès le mois de juin. Cette nouvelle mesure vise à accroître limiter l’absentéisme dans les écoles.

Une étude menée à l’université d’Auckland en 2019 montre que 12,5% des élèves qui ont eu leurs premières règles n’ont pas eu accès aux produits menstruels en raison de leur coût, et que 7,5% ont manqué l’école parce qu’ils ne pouvaient pas accéder aux produits menstruels. Cette proportion atteint 20% dans les zones du pays à faible revenu. “Les jeunes ne devraient pas rater leur éducation en raison de quelque chose de normal pour la moitié de la population” , a déclaré Jacinda Ardern.

Une initiative extrêmement rare

L’an passé, la distribution de protections périodiques a été expérimentée dans 15 établissements scolaires du district du Waikato, au Nord du pays, avec des résultats encourageants selon la Première ministre, qui a décidé de généraliser la mesure, dont le coût total jusqu’en 2024 est estimé à 18 millions de dollars. 

Dans le monde, rares sont les États ayant pris des mesures similaires. Il y a un an, l’Ecosse était devenu le premier pays du monde à rendre les protections périodiques accessibles gratuitement à quiconque en a besoin. Aux Etats-Unis, la Californie, New York et l’Illinois ont promulgué des lois ordonnant leur libre-accès dans les écoles. En Corée du Sud, les protections hygiéniques sont gratuites pour les mineures. 

En France, certains lycées expérimentent des dispositifs semblables à celui mis en place la Nouvelle-Zélande. Selon une étude de l’Ifop en 2019, 1,7 million de personnes sont victimes de précarité menstruelle dans le pays.