Le vaccin AstraZeneca “n’est pas un vaccin de seconde zone”, insiste Alain Fischer

Au micro d'Europe 1, Alain Fischer s'est voulu rassurant sur l'efficacité du vaccin AstraZeneca. SOURCE : Capture d'écran Europe 1, 18/02/2021

 

Le responsable de la campagne de vaccination française Alain Fischer rassure sur l'efficacité du vaccin développé par AstraZeneca, autorisé en France pour les 50-64 ans présentant des comorbidités.

Un essai clinique avec des erreurs dans la répartition des doses, des données lacunaires sur les populations de plus de 65 ans, un retrait d’usage en Afrique du Sud … Le parcours controversé du vaccin contre la Covid-19 développé par le laboratoire britannique AstraZeneca suscite l’inquiétude. Au micro d’Europe 1, le responsable de la campagne de vaccination en France, Alain Fischer, a néanmoins tenu à rappeler l’efficacité de ce sérum sur les populations de moins de 65 ans.

“C’est un vaccin pour lequel le taux d’efficacité est très bon, un peu plus de 80%”, a insisté le professeur, ajoutant qu’il ne s’agissait pas d’un “vaccin de seconde zone”. Ce taux se rapprocherait fortement de celui des vaccins à ARN messagers développés par Pfizer/BioNTech et Moderna. Le vaccin d’AstraZeneca utilise, lui, une technologie plus traditionnelle du vecteur viral. Un virus du chimpanzé, non pathogène pour l’humain, est modifié afin de présenter les antigènes du SARS-CoV‑2, entraînant ainsi une réponse immunitaire.

Pas d’effets secondaires dangereux

Alain Fischer a également voulu rassurer sur les effets secondaires, notamment des symptômes grippaux, relevés auprès de plusieurs membres du personnel hospitalier. “Au moment de la vaccination, prendre un comprimé de paracétamol et le renouveler toutes les six heures si besoin atténue très fortement les symptômes”, a expliqué le médecin.

Contrairement aux vaccins à ARN messager, le vaccin d’AstraZeneca se conserve au réfrigérateur. Un moyen de stockage qui permettra aux médecins de ville , à partir du 25 février, d’administrer le vaccin dans leurs cabinets. Les populations entre 50 et 64 ans présentant des comorbidités sont, à ce jour, les seules populations autorisées à recevoir ce vaccin.

Dimanche 7 février, l’Afrique du Sud a suspendu sa campagne de vaccination avec le produit d’AstraZeneca, estimant, à partir de données très préliminaires, qu’il était très peu efficace contre le variant répandu dans le pays. “Il y a plutôt lieu d’être rassuré, dans l’état des connaissances, sur la capacité des vaccins dont nous disposons à nous protéger contre ces variants” contrastait Alain Fischer dans une interview donnée à BFMTV lundi 15 février.