Violences sexuelles sur mineur : Eric Dupont-Moretti accélère la cadence

 (crédit photo : Wikimedia - auteur : librariemollat)

Un projet de loi, initié par la gauche, était examiné ce jeudi à l’Assemblée Nationale. Le garde des Sceaux a prit la parole pour préciser l’ambition du gouvernement de mieux protéger les victimes de violences sexuelles.

La libération de la parole des victimes de crimes sexuels, et notamment des crimes d’inceste, ces dernières semaines, nous oblige à ne plus fermer les yeux”, déclarait Dupont-Moretti jeudi 18 février. Alors qu’un projet de loi visant à mieux protéger les mineurs face aux violences sexuelles est examiné ce jour à l’Assemblée Nationale, le garde des Sceaux a confirmé vouloir une réforme dans un délai « resserré ». 

Il a de surcroît réaffirmé la volonté du gouvernement de fixer l’âge du consentement à 15 ans, porté à 18 ans pour les crimes d’inceste, comme initialement prévu par la proposition de loi. Afin d’éviter une censure constitutionnelle, le « périmètre » de ces derniers « reste en discussion », a‑t-il souligné.

La justice ne se rend pas sur internet”

Bien que plusieurs associations de victimes réclament un délai imprescriptible pour les victimes de violences sexuelles sur mineur, Éric Dupont-Moretti souhaite le maintenir à 30 ans à partir de la majorité de la victime. Selon le ministre, cette échéance pourrait aider de nombreuses victimes à porter plainte ou à prendre la parole publiquement. 

Il a par ailleurs tenu a rappelé que  « la justice ne se rend pas sur internet ni dans les médias, ni dans la rue » . Au contraire,  le gouvernement réclame des « solutions cohérentes coordonnées » pour protéger les victimes « dans le respect de notre État de droit ».