Les librairies classées comme des « commerces essentiels »

Un décret publié vendredi 26 février consacre les librairies comme des « commerces essentiels », leur donnant le droit d’ouvrir en cas de nouveau confinement.

Pendant leurs deux prochains week-ends confinés, les Niçois et les Dunkerquois pourront toujours se procurer de quoi lire. Un décret publié vendredi 26 février au journal officiel a donné aux librairies françaises le statut de « commerces essentiels ». Elles auront donc le droit de recevoir du public, même lors d’éventuels confinements.

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Jusqu’alors, et notamment pendant le confinement de novembre, les clients des librairies ne pouvaient que se procurer des ouvrages en « click and collect ». L’accès aux rayons leur était défendu. Les libraires, soutenus par les maisons d’édition et les auteurs, avaient réclamé en vain le statut de commerce essentiel.

Essentiel ou non essentiel ? Le débat tranché

C’est désormais acquis. Les librairies de Nice et de Dunkerque pourront profiter de cette décision du gouvernement dès ce week-end. Elles auront l’autorisation d’ouvrir samedi et dimanche de 6 à 18 heures pour les deux prochaines semaines, alors que les deux villes font l’objet d’un confinement le week-end à partir de ce vendredi soir.

Roselyne Bachelot, ministre de la Culture, s’est « félicitée » auprès de l’AFP de cette décision : « les librairies sont des commerces essentiels. Cela n’a jamais fait aucun doute. Lors du deuxième confinement, la possibilité du cliqué-emporté et la gratuité des frais d’expédition des livres offerte aux libraires ont permis de maintenir leur activité. »