Syrie : l’armée américaine frappe des milices pro-iraniennes

Une série d'attaques contre les intérêts des États-Unis ont convaincu le président américain Joe Biden à mener les premières frappes de son administration sur des infrastructures utilisées par des milices pro-iraniennes en Syrie. 17 combattants sont morts.

C’est la première opération militaire de l’administration de Joe Biden. Ce jeudi, les États-Unis ont frappé des infrastructures utilisées par des milices pro-iraniennes en Syrie, en réponse aux attaques récentes contre des intérêts occidentaux en Irak.

Les frappes ont entraîné la mort de 17 combattants, selon le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Trois camions de munitions, qui arrivaient de l’Irak au niveau d’un poste-frontière illégal au sud de la ville syrienne de Boukamal, ont également été détruits.

“Les frappes ont été autorisées en réponse aux attaques récentes menées contre le personnel américain et la coalition en Irak, et à des menaces toujours en cours contre ce personnel,” a expliqué le porte-parole du ministère américain de la Défense, John Kirby, cité par l’AFP.

“Un message sans ambiguïté”

Trois attaques ont été imputées à des groupes armés pro-iraniens en une semaine, alors que le président américain Joe Biden attend un geste de Téhéran avant de réintégrer l’accord sur le nucléaire iranien, dont les Etats-Unis se sont retirés en 2018 sous la présidence de Donald Trump.

Selon le porte-parole américain, “cette réponse militaire proportionnée a été menée en parallèle avec des mesures diplomatiques, notamment des consultations avec les partenaires de la coalition” antijihadiste en Irak et Syrie, toujours selon l’AFP.

“L’opération envoie un message sans ambiguïté: le président Biden protégera les forces américaines et celles de la coalition”, a conclu M. Kirby.

Le choix de la première opération militaire de l’administration Biden est “symbolique” et “très emblématique à la fois de quelqu’un qui s’inscrit à la droite du parti démocrate”, a estimé Frédéric Encel, maître de conférences à Sciences Po Paris, sur Franceinfo.