Covid-19 : 1700 médiateurs recrutés pour tester dans les écoles

Étudiants en médecine ou en pharmacie, ils seront près de 2000 à se rendre dans les écoles pour réaliser des tests salivaires pour les 6 millions d'écoliers.

Garder les écoles ouvertes, mais à quel prix sanitaire ? Invité sur Franceinter ce mardi matin, le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer a annoncé le recrutement de 1700 personnes pour atteindre le rythme de 300.000 tests par semaine à la mi-mars. Ce renforcement de la politique “tester, tracer et isoler”, traditionnel refrain du gouvernement depuis le début de la crise sanitaire, permettra de mieux dépister les enfants contaminés par le Covid-19 et ainsi de limiter la propagation du virus.
Depuis lundi 1er mars, des tests salivaires, plus agréables et accessibles pour des petits, ont fait leur rentrée au même moment que le retour  en classe des écoliers de la zone C (Paris, Toulouse), rejoignant ainsi ceux de la zone A (Bordeaux, Lyon, Grenoble).
Un matériel qui a été relativement mal accueilli par les instituteurs et professeurs, dénonçant un travail supplémentaire s’ajoutant à leur charge déjà importante. À cela s’ajoute “une foule de questions sanitaires”, a prévenu Guislaine David, déléguée nationale du Snuipp-FSU, auprès du Parisien“Est-il prévu des équipements de protection? Un nettoyage des locaux servant aux tests où les enfants auront émis une multitude de postillons? Quelles consignes d’aération pour empêcher l’aérosolisation ? “.

Des médiateurs rémunérés

Pour venir en aide aux enseignants et répondre à leurs inquiétudes, Le gouvernement met donc à disposition une équipe de 1700 volontaires, souvent des étudiant en médecine ou en pharmacie. Pour l’instant, seuls ces détails sur cette nouvelle équipe de testeurs ont été révélés par le ministre de l’Éducation mardi matin. Ils seront “payés” pour aider à la réalisation des tests salivaires “entre maintenant et la fin du mois de juin”, a‑t-il ajouté, sans préciser la rémunération. Ce renfort est non négligeable pour tenir le rythme des 80 000 tests par semaine avec pour objectif 300.000 d’ici fin mars.

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