Covid-19 : les enfants ont perdu 74 jours d’école dans le monde

La pandémie a radicalement bouleversé la scolarité des enfants, et ce dans le monde entier, s'inquiète l'ONG "Save The Children". En moyenne, les écoliers ont perdu un tiers de leur année scolaire.

De la maternelle au lycée, la scolarité des écolières et écoliers a été grandement perturbée. En 2020, en raison de la pandémie de coronavirus, elle a même totalement été interrompue pour certains. En moyenne dans le monde, les enfants ont perdu 74 jours de classe, l’équivalent du tiers d’une année scolaire. Ce chiffre est largement dépassé dans certaines régions du globe. En Amérique latine, aux Caraïbes et en Asie du Sud, les enfants ont raté en moyenne 110 jours de cours. C’est le triste constat qu’a fait l’ONG “Save the Children” ce mardi.

“Près d’un an après la déclaration officielle de la pandémie mondiale, des centaines de millions d’enfants ne sont toujours pas scolarisés”, s’est alarmée Inger Ashing, la PDG de “Save the Children” dans un communiqué. Au total, l’ONG qui a analysé des données de 194 pays et différentes régions, estime que les élèves du monde entier ont raté 112 milliards de jours d’école entre le 16 février 2020 et le 2 février 2021. Au pic de la pandémie, 91 % des élèves du monde n’étaient pas scolarisés. L’association appelle à faire de leur retour en classe une priorité : “Il faut que 2021 soit l’année où l’on s’assure que les enfants ne payent pas le prix de cette pandémie”.

L’éducation, victime collatérale du Covid-19

En règle générale, on estime qu’un enfant a chaque année, quelque soit son pays, 190 jours d’école par an. Si les élèves des pays du Sud ont raté 110 jours de cours en moyenne, en Europe occidentale les écoliers ont manqué 38 jours, indique l’organisation humanitaire. Les enfants vivant en Amérique latine, dans les Caraïbes et en Asie du Sud ont donc perdu presque trois fois plus de jours d’école.

L’association en charge de défendre les droits de l’enfant s’inquiète d’un monde à deux vitesses en matière d’éducation. L’écart entre familles aisées ou précaires, urbaines ou rurales, avec ou sans handicap s’est creusé avec la pandémie, car disposer d’une bonne connexion Internet et de matériel informatique chez soi, n’est pas possible pour chaque écolier. L’enseignement à distance a ainsi aggravé les inégalités, souligne l’ONG. Et les pays les moins aisés payent le prix le plus fort.