Sarkozy condamné : Pour Marine Le Pen “ce n’est pas aux magistrats de faire la primaire de la présidentielle”

Invitée de la matinale d'Europe 1, la présidente du Rassemblement National revient sur la condamnation de l'ancien président (UMP) Nicolas Sarkozy et demande la suppression du Parquet national financier.

“Nicolas Sarkozy devrait pouvoir se présenter aux élections présidentielles”. Invitée au micro d’Europe 1 ce mardi 2 mars, la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, a réagi à la condamnation de Nicolas Sarkozy à trois ans de prison dont une ferme dans l’affaire dite “des écoutes” lundi, au tribunal judiciaire de Paris.

Marine Le Pen s’en est pris au Parquet national financier (PNF), qu’elle ne juge pas “indépendant”. L’instance judiciaire a été écornée par plusieurs scandales et affaires internes, dont celui des “fadettes” (factures téléphoniques détaillées) d’avocat analysées dans l’affaire dite “des écoutes”.

Autre problème selon elle, le PNF serait devenu – ses magistrats étant nommés par l’exécutif – le “parquet de l’opposition”.  “Dès qu’un responsable politique d’opposition a une difficulté, on confie ça au Parquet national financier”, s’est-t-elle indignée.

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La présidente du Rassemblement National se dit donc favorable à une suppression du PNF. “La justice ne s’est pas comportée de la même manière avec les candidats qu’avec n’importe quel quidam, et a cherché à influer directement sur l’élection”, a‑t-elle estimée, soulignant la mise en examen de François Fillon peu avant le début des élections présidentielles de 2017, auxquelles il était candidat.

Interrogée sur sa propre situation, Marine Le Pen a affichée une position sans ambiguïté : “Je serai candidate à la présidentielle quoi qu’il arrive”.

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