Le Pape maintient son voyage en Irak malgré des tirs de roquette

Le pape François est attendu vendredi à Bagdad et dimanche à Erbil où il doit célébrer une messe dans un stade rempli de fidèles.

La visite historique du pape François aura bien lieu. Ce dernier a déclaré maintenir son voyage du 5 au 8 mars en Irak, alors qu’au moins dix roquettes se sont abattues mercredi 3 mars sur une base américaine dans l’ouest du pays tuant un civil. “Je me rendrai en Irak pour un pèlerinage”, a‑t-il déclaré après sa traditionnelle audience du mercredi. Précisant qu’il souhaitait “rencontrer un peuple qui a tant souffert, rencontrer cette Eglise martyre”.

François entend ainsi honorer la promesse du Polonais Jean-Paul II qui renonça en 1999 à se rendre en Irak après des négociations infructueuses avec l’ancien président Saddam Hussein. “Je vous demande d’accompagner par la prière ce voyage […]. Le peuple irakien nous attend, il attendait Jean Paul II auquel il a été interdit d’y aller. On ne peut pas décevoir un peuple une seconde fois”, a ajouté le pape argentin.

Papamobile blindée

Ces paroles, prononcées quelques heures après que des roquettes ont été tirées sur une base américaine, rassurent les fidèles qui craignaient l’annulation de la visite pontificale. Mardi, le directeur du service de presse du Vatican a précisé que François se déplacerait probablement en voiture blindée lors de ses visites.

“La sécurité est toujours du ressort du pays qui reçoit, a souligné Matteo Bruni le directeur du bureau de presse du Saint-Siège. Le pape ne rencontrera pas des foules. Nous sommes dans un ordre de grandeur de quelques centaines de personnes, à Bagdad, Ur et Mossoul. Un peu plus à Qaraqosh.”

“Les forces de sécurité irakiennes mènent l’enquête”, a de son côté ajouté sur Twitter le colonel Wayne Marotto, porte-parole américain de la coalition. Ces dernières semaines Washington accuse régulièrement les factions armées pro-Iran d’être les auteurs de ces attaques qui se multiplient.